Récits d'un voyage initiatique dans le merveilleux monde des plantes

LES AVENTURES D’UNE APPRENTIE PAYSAGISTE

🌱 Deux semaines de stage et 700km de route plus tard

Dur dur d’être assidue dans la rédaction de ces articles quand il se passe tant de choses au quotidien. Avec 2 bonnes semaines de retard je reviens donc sur mes deux premières semaines de stage (il y en aura 10 autres) chez Octopousse, l’entreprise qui m’a fait découvrir le métier d’éco paysagiste.

En route pour le stage

Le 20 octobre, après 20 jours de cours, je me suis mise en route direction Dole. Chaque jour, je fais prêt de trois heures de route pour aller et revenir de mon lieu de stage. C’est crevant (surtout avec le mauvais temps, les jours qui raccourcissent et les gens qui roulent comme des fous), mais ça vaut le coup parce que j’apprends plein de choses, dans un chouette environnement où les gens sont patients et pédagogues et ont à cœur de faire un travail qui va dans le sens de la nature et de l’environnement.

Contrairement à mes camarades je ferais tous mes stages au même endroit pour que ça soit bénéfique pour moi comme pour l’entreprise et que je puisse voir les différentes tâches et les différents chantiers tout au long des saisons. Parce que vous vous doutez probablement que le métier de paysagiste est intimement lié aux saisons, voire à la météo. Météo qui a d’ailleurs décidé d’être bien capricieuse pendant deux semaines, alors qu’elle nous avait gratifié d’un beau soleil pendant tout le début de la formation. Mais bon, ça fait partie du métier !

Du boulot dehors comme dedans

Je ne vais pas revenir en détail sur tout ce que j’ai vu et fait pendant mon stage puisque la liste est longue, mais j’ai avant tout pu constater que beaucoup de préparation « en coulisse » était nécessaire avant d’arriver à l’étape chantier. Dès le premier jour, une note positive avec l’arrivée de nombreuses nouvelles commandes, j’ai donc assisté à la naissance même des projets, qui nécessite ensuite beaucoup d’échanges avec les clients, d’études, de planification et de design et enfin de commandes pour arriver fin prêt le jour du début du chantier. Ce sont des choses que j’ai surtout eu l’occasion de voir, pas de faire car ça demande une certaine expertise et des compétences que je n’ai pas encore.

De mon côté j’ai profité du mauvais temps pour travailler sur mon ordinateur et m’imprégner d’un certain nombre de connaissances liées au métier d’éco paysagiste et à la pratique du métier. Bien que souvent impatientes de pouvoir mettre le nez dehors, je dois avouer que ce n’est pas désagréable d’avoir une partie de travail au sec quand il pleut des trombes d’eau dehors. Bon, quand il faut bosser sur un chantier, peu importe le temps, on y va. Mais là les chantiers n’étant qu’à leur phase de projet il n’y avait pas de besoin immédiat de se confronter aux intempéries.

Quand la pluie s’est calmée je suis allée découvrir la pépinière où j’ai ensuite passé une bonne partie de mon temps, pour mon plus grand plaisir ! A la pépinière, on chausse les bottes et les gants et on enchaine les ateliers désherbage, bouturage, déplantage, mise en jauge (on enfoui les plantes dans un bac rempli de sable pour qu’elles soient prêtes à partir sur les chantiers).

J’en profite aussi pour essayer d’apprendre à reconnaitre les végétaux puisque c’est un savoir essentiel dans le métier et, accessoirement, c’est un des sujets sur lesquels je vais être testé avant la fin de l’année.

Entre l’apprentissage et les recherches que je fais derrière mon et la pépinière, j’ai aussi eu l’occasion d’assister à une formation d’une demi-journée sur la création de lasagne pour un potager permacole et d’en apprendre plus sur le fonctionnement du compost.

Le dernier j’ai fait un aller/retour à Dijon avec une collègue pour replanter un végétal qui n’avait pas pris chez une cliente et, une fois de retour, d’assister au début de la création d’une baignade naturelle avant d’aller planter pas loin de 100 boutures l’après-midi.

Deux semaines très bien remplies donc avec des retours très positifs de mon maitre de stage et l’envie de revenir très vite.


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