Après un début de formation quasi systématiquement sous le soleil, on rentre dans une des périodes durs pour les gens qui travaillent en extérieur avec l’arrivée progressive de l’hiver.
Temps pourri
Ces dernières semaines, la température a chuté d’un coup et amené avec elle les premières givrées et les premières chutes de neige. Si l’hiver n’est pas la saison que je redoute le plus de manière générale, elle aurait pu commencer à me dégoûter du métier de paysagiste. Et pour cause, on a travaillé sous la pluie et le vent, dans le brouillard givrant, et même sous la neige. Mais avec les bons habits et après quelques minutes à creuser, piocher ou ratisser, on se réchauffe finalement assez vite.

Bon, on ne va pas se mentir, les pieds et les mains sont toujours les parties les plus difficiles à réchauffer et je n’ai pas encore trouvé les chaussettes ou les gants idéaux pour pallier ce problème. Mais dans l’ensemble j’apprécie toujours autant de travailler dehors, même par temps froid, parce que l’avantage c’est que malgré les journées raccourcies, nous on voit un peu le soleil (ou a défaut la lumière du jour).

Et puis quand on travaille dans la nature et dans un environnement comme celui que nous offre le Jura, on s’émerveille facilement des collines qui se dessinent derrière le brouillard, de la lumière qui filtre à travers les arbres ou de la neige qui tombe à gros flocons. Peut-être qu’après 10 ans de métier je ne tiendrais pas le même discours, mais en tous cas, pour le moment, je ne m’en lasse pas.

Intempéries
Pour ce qui est de la pluie, c’est une autre affaire. Pour l’instant l’automne a été assez sec donc je ne me plains pas trop. Et quand on a un casque de chantier, des vêtements de pluie et des bottes de jardin on ne la sent quasiment pas. Mais travailler dans la boue et tracter des kilos de terre sous les bottes ce n’est pas toujours commode. Dans les journées de grosses pluies ou de grand froid je me dis quand même qu’on est toujours mieux comme ça que par 40°C. Pour ça, je n’ai vraiment pas hâte.
Selon l’entreprise de paysagisme et selon les travaux à effectuer, les intempéries sont parfois une raison de reporter un chantier. Pour la plupart, on bosse quel que soit le temps. Au pire on fait autre chose que ce qui était prévu mais on essaie d’avancer quand même.
Un temps pour planter
Si l’arrivée du froid et de l’hiver est le moment de rentrer se réchauffer sous un plaid ou au coin du feu pour beaucoup, dans le monde des plantes, c’est le moment de sortir creuser des trous et de faire de la plantation pour que nos arbres et arbustes soient prêts à égayer nos jardins au printemps. C’est ce que j’ai fait chez moi il y a quelques semaines et c’était également le programme de la première semaine de mon stage de décembre. En déplacement à Belfort pendant deux jours nous avons planté plus de 200 arbres et arbustes chez des particuliers soucieux de ramener de la biodiversité dans leurs jardins.
Quand on plante en hiver, même en quantité on a du mal à se faire une idée du rendu final puisque la végétation se résume, pour la plupart, à des branches nues et marrons. Mais si ça pourrait sembler frustrant au premier abord, ça nous donne juste envie d’arriver vite au printemps pour voir tout ça prendre vie. Rendez-vous dans quelques mois donc, pour scruter les premières floraisons.




Une réponse à “❄️Winter is coming”
Quand la passion vibre en nous, peu importe les intempéries de la vie…